Essai Leon ST Cupra Sub'8
Écrit par Alex R   
Lundi, 11 Mai 2015 16:46

Seat a créé une déclinaison break de sa Leon et celle-ci s’offre la griffe Cupra. Essai de la version la plus avancée avec la greffe du pack Sub’8.

 



 

 

Piqure de rappel, sait-on jamais, Cupra (pour Cup Racer) désigne la gamme la plus sportive chez Seat (on trouve ensuite la finition FR, pour Formula Racing). La Seat Leon actuelle se décline en trois version : coupé SC 3 portes, berline 5 portes et break ST. C’est la version Leon ST Cupra, équipée du pack Sub’8, dont Seat France nous prête le double des clés. Tour du propriétaire et essai !

 

 

Tour du propriétaire

Cette Leon se distingue d’abord du reste de la gamme par ses capacités de chargement. Le coffre offre un volume de 587 litres (soit 207 litres en plus) pouvant aller jusqu’à 1470 litres. Par rapport à la berline, le porte-à-faux arrière est allongé de 27 centimètres. Si on la compare brièvement au reste de la gamme Leon Cupra, elle est en tout point identique, sauf pour : ses émissions de CO2 avec 2 g/km en plus en boite manuelle 6 (soit un malus de 2 200 € au lieu de 1 600 € pour la berline boite manuelle 6 ou la ST boite DSG 6), son surcout de 1 150 € par rapport à la berline 5 portes, ses deux dixièmes de secondes de perdues sur le 0 à 100 km/h (6,1 en BVM6 et 6,0 en DSG6), une consommation de carburant en hausse d’environ 2 dixièmes en moyenne, et enfin un poids en augmentation de 45 kg toujours par rapport à la berline.

Pour le reste, c’est la griffe Cupra qui va nous intéresser. Tout ce qui est disponible sur Cupra SC, l’est sur Cupra 5 portes, ainsi que sur Cupra ST : la même gamme de coloris et de jantes, les sièges baquet alcantara (1 175 €), le blocage de différentiel mécanique à régulation électronique (efficace), la direction progressive, la suspension pilotée et son châssis rabaissé, le Seat Drive Profile Cupra et ses 4 modes de conduite, le Seat Sound System 9 hauts parleurs et caisson de basses, les parechocs extérieurs Cupra avec les deux sorties d’échappement chromées et les jantes 19 pouces... Parmi les nouveaux équipements entrant en ce moment dans la gamme, la caméra de recul avec le nouveau GPS Europe tactile écran de 6,5 pouces et son disque dur de 10 Go font leur apparition. En options, un pack techno est disponible (feux de route intelligents, correction de la trajectoire, affichage des panneaux de signalisation : + 435 €), un pack adaptatif (régulateur de vitesse adaptatif, régulateur de distance de sécurité : + 435 €), 3 packs esthétiques (Cupra White, Black et Energy [orange] avec des touches de couleurs sur calandre, rétroviseurs, lettres Cupra et jantes).

Enfin et pour terminer, LE pack Sub’8, qui a permis à la Leon Cupra de boucler le tour de circuit sur le Nurburing en moins de 8 minutes. Compter 2 625 € en plus pour s’offrir les retouches ultimes de l’équipe de Seat Sport sur le châssis : jantes spécifiques multi branches allégées (-8,4 kg) et pneumatiques Michelin Pilot Sport Cup 2 couplés au freinage Brembo à quatre pistons (un joli montage millimétré ! Seule une feuille de papier pourrait passer entre les étriers et les bâtons des jantes) avec disques avant perforés de 370 x 32 mm (le même système que sur la gamme Audi RS : un bol en aluminium ouvert permet d’améliorer le refroidissement au niveau du moyeu de roue, et les disques sont flottants), et enfin un jeu de jupes latérales pour la finition et pour abaisser encore un peu plus l’auto visuellement.

 

 

Essai dynamique

On prend la clé et on démarre ? Oui, il faudra encore patienter un peu pour ne plus avoir à tourner la clé, Seat France nous l’assure. Sauf qu’en voulant aller trop vite, nous oublions d’écouter le son au lancement du moteur. On prend les mêmes et on recommence, en activant le mode Cupra avant de couper le contact. Jolie cette sonorité avec le petit toussotement proche de celui du démarrage d’une sportive à deux roues. Le mode Cupra donnant également un petit coup de gaz automatique. La mise en appétit est réussie.

Soyons sérieux, précautionneux, et progressif. Oui nous avons envie d’en savoir plus, mais nous ne sommes pas des sales gosses. Mettons doucement en température toutes les parties mécaniques de l’auto, pour ne pas aller trop vite sur la montée en température du siège conducteur… Nous avons aussi une deuxième habitude qui consiste à commencer par l’essai sportif et terminer par l’essai plus coulé. Cela nous permet de voir si la fatigue accumulée pendant la première partie n’est pas mise à rude épreuve par un véhicule qui ne serait pas suffisamment polyvalent ensuite.

Premiers tours de roues en milieu hostile urbain. L’auto se faufile bien, son rayon de braquage nous convient, et son confort nous apparait d’abord tout à fait convenable. Le mode Cupra laisse un peu plus le moteur ronfler, le mode confort nous semble plus raisonnable pour rester discret. D’ailleurs, d’où vient cette différence de sonorité ? Après une petite démonstration, il convient de mettre fin à certaines explications lues ci et là, à travers la toile. Le changement de sonorité n’est pas opéré par une gestion différente de l’échappement ou de l’admission. Quel que soit le mode choisi, tout reste dans une configuration parfaitement identique. La différence de sonorité entre la discrétion du mode confort et les envolées lyriques du mode Cupra est réalisée par un générateur de bruit solidien situé à l’extérieur de l’habitacle, sous les essuies glace. Ce qui a au moins l’avantage de restituer des fréquences à partir du logement moteur, contrairement à ce qui peut s’observer ailleurs, par une restitution au niveau des hauts parleurs du système audio.

Sortie de ville par un bref passage sur voies rapides et autoroute, permettant de tester l’insertion et la relance très linéaire mais très performante, donnant la sensation d’une auto agile par sa légèreté (ce qui est aussi réellement le cas avec son allègement par rapport à l’ancienne génération de Leon). Il est l’heure de se mettre au vert. Ou au rouge, avec le mode Cupra qui éclaire les contres portes ainsi. Nous avons pu tester la boite manuelle et la boite automatique, offrant toutes deux 6 rapports. Est-il possible de choisir ? Absolument pas. La boite mécanique est très agréable à manier. Le levier court agile et précis. Le couple (350 nm entre 1750 et 5600 tr/min) permettant d’utiliser très largement des rapports différents sur des mêmes plages de vitesses. La boite automatique est très envoutante, avec ses passages bien gérés. En mode Sport (au-delà du Drive Profil et de ses 4 modes, la DSG propose un mode standard et un mode sport), le système aura une forte tendance à rester dans les premiers rapports, laissant le moteur chanter.

L’auto est très agile, accrochée à la route, et toute l’électronique embarquée se charge de faire passer la puissance au sol (bien sûr, une franche accélération sur les premiers rapports provoquera des à-coups). La Leon Cupra est très sécurisante, elle sait garder le cap inscrit par le conducteur avec le volant, en gérant chaque roue indépendamment (accélération et freinage). Impossible de se faire peur dans un rond-point, sauf à être déraisonnable, ou à être passager. Un seul reproche dans ces conditions ? Le maintien des jambes au niveau de l’assise du siège (même avec les baquets). C’est un compromis qui permet de conserver le confort en usage plus courant, mais on aura tendance à appuyer son genou contre le montant central du tableau de bord. Sur la route des crêtes, l’agilité est toujours présente. En mode Cupra, les relances se font bien entendre, même de l’extérieur. C’est une véritable grimpée aux arbres. Une belle accroche en virage, une bonne tenue de route en ligne droite. Pas de sautillements à tort.

La fatigue doucement accumulée par la concentration accrue pendant ce test très dynamique nous porte vers d’autres facettes de l’essai. Retour au calme : sélection du mode confort et ouverture de l’immense toit panoramique. La suspension reste assez ferme mais le moteur retrouve une discrétion tout autant délectable que celle qu’il n’a pas en mode Cupra. Pouvoir changer les paramètres de l’auto et les adapter à son humeur est un vrai cadeau. Plus de doute, c’est ça la polyvalence.

 

 

 

La nouvelle Seat Leon ST Cupra offre une réponse à quasiment toutes les utilisations : de la praticité avec ses cinq portes et son grand coffre de break, de l’agilité avec son châssis équilibré et sécurisant, de la performance avec la puissance de son moteur, et divers équipements technologiques et de confort (comme le régulateur de vitesse adaptatif, la détection des lignes et des panneaux, le toit panoramique ouvrant, et la caméra de recul qui fait son apparition). Concernant le choix de l’option des sièges baquet, leur maintien et légèrement supérieur aux sièges sport, mais pour se décider, le mieux sera de réfléchir au look attendu de son habitacle, qui perd en discrétion mais gagne en sportivité. Pour terminer, le pack performance Sub’8 : faut-il le prendre ? Pas forcément. Certes, les jantes sont magnifiques et le système de freinage est performant. Mais les pneumatiques sont plutôt dédiés à un usage sur circuit sec. Le porte-monnaie donnera le verdict, à un peu plus de 2600 euros l’option !

 

 

 

 


 

 


 

 

 

 

 


 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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