Seat Alhambra 2012 : Essai routier
Écrit par Cédric C   
Samedi, 18 Mai 2013 18:49

Au volant de la version Alhambra Techside 2.0 TDI 140ch DSG. Comportement routier et utilisation du véhicule : le point sur le monospace par Seat.

 

 


Le moteur

Sur nationale et autoroute, l’agrément du moteur est très bon. La puissance est disponible, pied à fond sur l’accélérateur, il réagit tout de suite mais l’accélération reste linéaire. On n'a pas d’effet coup de pied mais l’agrément est adapté pour ce type de véhicule et surtout pour son usage. Une bonne reprise pour dépasser et du couple malgré le poids du véhicule. Cela se fait ressentir sur la consommation qui se situe autour des 7 litres pour 100 kilomètres. Donc dans la moyenne vu le gabarit. Avec un réservoir de 70 litres, l'autonomie atteint à peine les 800 kilomètres. Le bruit du moteur est relativement faible à l’arrêt comme à haute vitesse, les efforts d’isolation consentis sont payants. Le Common Rail aussi y est pour beaucoup grâce à l'injection pilotée, en comparaison à des injecteurs pompes. Les vibrations sont quasi-inexistantes d’une part grâce aux supports moteurs bien équilibrés, et d’autre part, grâce à l’homogénéité de la combustion dans les cylindres qui les atténue.


La transmission

Cette boite transfigure le TDI 140 en exploitant toute la quintessence de ce bloc et augmente l’agrément de conduite de l’Alhambra. Elle permet d'avoir une conduite apaisée en ville et dans les bouchons. Cette boîte de vitesse est très réactive et il faut être très doux avec la pédale d'accélérateur pour ne pas créer des embardées. Le passage des vitesses est imperceptible (pas d'à coup) et rend les accélérations linéaires (et sans fin). Le fait d'avoir séparé les rapports pairs et impairs et d'avoir un arbre qui gère chaque catégorie de vitesse permet à cette boite de travailler de façon plus sereine pour tracter les 1,7 tonnes de l'engin et ce, même en côte ; c'est fort appréciable. Par ailleurs, les démarrages en côte  ne sont qu’une formalité, l'auto ne recule pas d’un poil. Seul point négatif, elle engendre une petite hausse de la consommation (+0.5 à +1 litre aux 100) par rapport à une boite de vitesse mécanique.


Le confort de suspension

A basse vitesse, on ressent des vibrations qui remontent dans l’habitacle et fatiguent le dos. En cas de parcours sur route dégradée (ou pavée), ça peut devenir lassant à la longue. Mais l’Alhambra demeure un véhicule confortable. D’ailleurs, à haute vitesse c'est l'effet inverse. Les suspensions filtrent correctement les aspérités de la route et aucune vibration ne se fait ressentir dans l'habitacle. Le véhicule est bien en appui, stable (sauf en cas de fort vent latéral) et on s’y sent en sécurité même quand le rythme s’accélère sur route sinueuse. Le train arrière fait bien son travail, le comportement est sain. Les jantes de 17 pouces de série sur la finition Techside ne nuisent pas au confort. On pourrait même envisager d’opter pour celles de 18 pouces.


La tenue de route

On est en présence d'un véhicule familial imposant donc on n'attendra pas de lui une tenue de route de sportive ou de citadine. L’inconvénient le plus désagréable est la prise au vent qui entraine un roulis du véhicule en cas de fort vent latéral notamment en sortie de dépassement d'un poids lourd. Il faudra redoubler de vigilance pour ne pas se faire surprendre. Cette prise au vent s'accompagne de bruits aérodynamiques au niveau des montants de pare-brise au dessus de 110 km/h. A part ces petits désagréments, il n'y a aucune mauvaise surprise. L’auto est très peu sous-vireuse. Une fois de plus, le train roulant fait très bien son travail dans les virages. Les trajectoires en courbes sont précises même en cas de déformation de la chaussée. Le freinage, dans la moyenne (130 – 0 en 68 mètres), assure malgré le poids élevé. Durant tout notre essai, il ne nous a pas fait défaut.


La direction

La direction est très douce et fait oublier le poids et le gabarit du véhicule. Elle est souple, ce qui rend le véhicule très maniable. Cette maniabilité est d'autant plus appréciable dans les petits espaces, parkings souterrains ou en centre ville où l’on peut manœuvrer aisément. Toutefois, le conducteur doit garder à l'esprit les dimensions du véhicule pour ne pas se faire piéger par cette souplesse d’utilisation. La direction est bien calibrée, le cahier des charges est bien rempli, qu'il s'agisse du niveau d'assistance lors des manœuvres ou de l'asservissement à la vitesse (durcissement du volant en fonction de la vitesse) la direction est homogène.


Le gabarit et la protection de la carrosserie.

Coté gabarit, on est dans la catégorie de véhicule les moins facile à manœuvrer. Cependant l’Alhambra ne bat pas tous les records puisque avec ses 4.85m, il a la même longueur qu’un Renault Grand Espace et n’en démérite pas moins face à un Fiat Freemont de 4.89m ou un Lancia Voyager de 5.22m. Son gabarit est donc important mais dans les normes pour un grand monospace. Malgré la facilité de conduite qui s'en dégage, le conducteur devra garder à l'esprit qu’il est au volant d’un grand monospace. Attention donc à l’excès de confiance, notamment, lors de slalom entre véhicule sur route à stationnement alterné. Le Park Assist et la caméra de recul devrait permettre de préserver la carrosserie lors des manœuvres compliquées. La caméra de recul est bien placée, efficace et dispose d'un grand angle.


Les systèmes d’aide à la conduite

L’Alhambra embarque toutes les technologies modernes du groupe VW et participe à la démocratisation de certains équipements tel le Park Assist, le Lane Assist ou encore le détecteur de fatigue. Le park assist est un vrai plus sur un véhicule de 4.85m. Le système scanne les voitures en stationnement à la recherche d’une place adéquate puis gère les manœuvres au volant. Il n'y a plus qu'à s'occuper d’accélérer, de freiner et d’enclencher la marche arrière. Il est calibré pour un rangement en créneau ou en bataille.


Bilan

Taillé pour les voyages, cette machine à rouler emmènera toute la famille sur de longs parcours. Son domaine de prédilection : l’autoroute ! Toutefois, c'est un véhicule au comportement homogène et qui reste polyvalent.


Conclusion

L’Alhambra fournit toutes les prestations qu’on est en droit d’attendre d’un grand monospace : confort, modularité, sobriété (7 litres pour 100 kilomètres parcourus, en moyenne) et surtout de l’espace pour tous les passagers et dans le coffre. Il répond aux besoins de toute la famille. Toutefois, la prise au vent, son amortissement à basse vitesse et son gabarit ne jouent pas en sa faveur. De plus, malgré son Start/Stop et son système de récupération d’énergie au freinage de série, il n’échappe pas à un malus toujours plus agressif et discriminant de 400 euros. Une pénalisation qui parait d’autant plus incongrue que le véhicule dispose déjà d’un système de réduction des émissions d'oxydes d'azote. L’offre de moteur va de 115 à 177 chevaux en diesel, et pour l'essence, un seul bloc de 150 chevaux. Il existe aussi en transmission 4WD (quatre roues motrices). Disponible à partir de 29930 euros, il bénéficie de nombreuses offres (remise, reprise, taux de crédit préférentiel). Que se soit pour vous emmener sur votre lieu de vacances ou pour les trajets quotidiens, l’Alhambra est le partenaire idéale de la famille.



Avec la participation de notre consultant Steeve Bourbon (formateur technique automobile ; technicien expert).

 
 
 
 
 


 
 

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